PERSPECTIVES 2012 : UNE ACTIVITE EN RECUL
Après deux années de baisses consécutives, les prix de l'immobilier ancien ont confirmé leur tendance (prix observés en 2011), ils se sont stabilisés en fin d' année de façon homogène sur l'ensemble du territoire. C'est donc "comme si" les prix était restés stables depuis quatre ans, apès dix années de hausses inintérompues entre 1998 et 2007.
De son côté, l'activité aura pleinement tiré profit de la configuration économique et politique. Economique tout d'abord, grâce à une hausse modérée des taux d'intérêt qui n'a que partiellement amputé le bon niveau de la solvabilité (ratio charges de remboursement/revenus en recul de 7,2% par rapport à fin 2007). Et politique ensuite, grâce au puissant soutien de la primo-accession apporté par le PTZ +.
Pour preuve, c'est plus de 300 000 ménages qui devraient avoir bénéficié du dispositif en 2011 dans l'ancien.
Seule zone d'ombre au tableau : le moral des ménages vis-à vis de la conjoncture immobilière ne se restaure pas. Dans un contexte économique dégradé par les perspectives de récession, la hausse du chômage et les faibles gains de pouvoir d'achat, le marché immobilier ancien ne devrait pas enregister de pression sur les prix en 2012.
Côté activité, sans soutien de la primo-accession depuis la disparition du PTZ+, les parcours résidentiels pourraient se gripper en 2012. Avec les conséquences en outre négatives de la réforme des plus values immobilières, tant sur le marché de la résidence secondaire que sur l'investissement locatif, le nombre d'opérations dans l'ancien pourrait reculer.
La pierre toujours prisée
Pendant que la valeur des placements financiers des Français diminuait de 0,91%, celle du patrimoine non-financier, en très grande partie l'immobilier, a augmenté de 6,8% l'an dernier.